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Louis de Gonzague, Patron de la Jeunesse



le 21 Juin nous faisons mémoire de Saint Louis de Gonzague. Mort à Rome à  22 ans en 1591. Il est le Saint Patron de la Jeunesse Catholique.
Saint Louis est particulièrement cher au coeur des aubagnais, puisque le catéchisme comme l'Aumônerie sont placés sous sa protection, dans la mémoire de l'ancienne oeuvre Saint Louis...

Il est le fils aîné de la famille souveraine de Mantoue. A neuf ans il décide de consacrer sa chasteté et sa virginité à la Vierge Marie. Il était très attiré par la vie religieuse, notamment celle proposée par les Jésuites. il ouvrit son coeur à ses parents qui refusèrent de voir partir l'héritier du trône de Mantoue. Il fut envoyé comme page à la Cour d'Espagne. Puis, à force de constance et de prière, il reçut l'autorisation de rejoindre les jésuites. Il renonça à son droit d'aînesse et arriva à Rome.
Il marqua l'admiration de tous grâce à sa joie de vivre, à sa pratique de la prière et de la pénitence et à sa pureté.
Pendant la peste et les diverses épidémies des années 1590-1591, il décida de se consacrer entièrement au soin des malades.
Un jour de mars 1591 il rencontra un malade tombé sur le chemin, il décida de le porter sur son dos pour le conduire à l'hôpital. Il contracta alors la maladie qui devait l'emporter.
Il a montré jusqu'au bout une confiance totale en Dieu, sûr d'avoir agi selon le commandement de l'amour du prochain. Il est mort dans la nuit du 21 juin 1591.

Il fut canonisé en 1726 et fut proclamé Saint Patron de la Jeunesse Catholique en 1929 par le Pape Pie XI.

Son exemple nous rappelle que nous sommes appelés à la Sainteté quel que soit notre âge et notre condition. Il nous suffit de deux choses, la volonté d'aimer Dieu et d'être fidèle à cet amour et l'absolue confiance en Dieu qui nous permet de nous détacher de tout ce qui est inutile pour nous attacher à la seule chose qui ne passe pas : l'Amour.


Lettre de saint Louis de Gonzague à sa mère (10 juin 1591) quelques jours avant sa mort.

"Je chanterai sans fin les miséricordes de Dieu.

Que la grâce et la consolation de l'Esprit-Saint, très vénérée mère, soient toujours avec vous.

Votre lettre m'a trouvé encore vivant dans cette région des morts, mais prêt à partir pour aller à jamais louer Dieu dans la terre des vivants. Je pensais qu'à cette heure j'aurais déjà fait le pas décisif. Si « la charité, comme dit saint Paul, pousse à pleurer avec ceux qui pleurent et à se réjouir avec ceux qui sont dans la joie », la joie de votre Seigneurie devra être bien grande, pour la grâce que Dieu nous accorde dans ma personne, Dieu Notre-Seigneur me conduisant au vrai bonheur et m'assurant que je ne le perdrai pas.

Je vous avoue que je m'abîme et que je me perds dans la considération de cette bonté divine, cette mer immense, sans rivage et sans fond, qui m'appelle à un repos éternel après de bien courtes et bien légères fatigues. Elle m'invite du haut du ciel à ce souverain bonheur que j'ai cherché avec trop de négligence et elle me promet la récompense du peu de larmes que j'ai versées. Que votre Seigneurie veille donc à ne pas offenser cette infinie Bonté, ce qui arriverait sûrement si vous veniez à pleurer comme mort celui qui va vivre en la présence de Dieu et qui vous servira plus par ses prières qu'il ne le fit ici-bas.

Notre séparation ne sera pas longue ; nous nous reverrons au ciel et, réunis pour ne plus nous séparer, nous jouirons de notre Rédempteur, nous le louerons de toutes nos forces et nous chanterons éternellement ses miséricordes. Tout ce qu'il fait est bien fait, puisque s'il nous enlève ce qu'il nous avait donné, c'est pour le mettre en lieu sûr et nous rendre ce que tous nous désirons davantage.

Je vous écris tout cela uniquement à cause du désir que j'ai que vous, Madame ma mère, et toute la famille receviez la nouvelle de ma mort comme une grande faveur. Que votre bénédiction maternelle m'accompagne et me dirige dans la traversée de l'océan de ce monde et me fasse arriver heureusement au port de mes désirs et de mes espérances. Je vous écris avec d'autant plus de plaisir qu'il ne me reste plus d'autre preuve à vous donner de l'amour et du profond respect qu'un fils doit à sa mère. "

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